Making of et tournages

Tournage: Poudre animée

Matériel : 2 bancs titre avec tables lumineuses, 2 appareils et 2 pieds photographiques, des pinceaux et autres petits outils pour animer la poudre.

Atelier avec des collégiens au lycée turgot de limoges dans le cadre de « la cordée de la réussite »
projet d’animation sur la cantate « arion »
concert-projection à l’espace noriac de limoges
mastulues

Tournage: papiers découpés

Matériel : crayons à papier, papiers de couleurs, paires de ciseaux, une table lumineuse, un appareil et un pied photographique.

Atelier Suite à la projection du film « Le voyage de Lila », avec le cinéma REX de Brive la Gaillarde.
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animation en volume

Matériel : 1 banc titre avec table pour le décor en volume, 2 appareils et 2 pieds photographiques, des boites de lumières, un petit projecteur, des éléments de décors en papier et des playmobils customisés!

projet eac avec une classe de ce2
étapes: éducation à l’image / scénario / storyboard / fabrication / tour  / restitution.

Thaumatropes et phénakistiscopes

Thaumatropes

Le thaumatrope est un petit disque avec un dessin (ou une image) différent sur chaque face. En faisant tourner rapidement le disque, les 2 dessins se superposent.

Le principe de cet objet s’appuie sur le phénomène de persistance rétinienne. La découverte de ce phénomène ainsi que les expérimentations sur les propriétés de l’œil ont donné naissance à de nombreux jeux optiques qui reproduisent le mouvement et sont à l’origine du dessin animé et de l’invention du cinéma.

Phénakistiscopes

Si le thaumatrope repose sur une illusion d’optique créant une image virtuelle à partir de deux images fixes, le phénakistiscope permet d’expérimenter véritablement l’animation des images. Il permet, à partir d’une suite d’images fixes légèrement différentes les unes des autres, de mettre en mouvement une scène complète.

Animes-de-Phenakistiscope-08

C’est entre 1829 et 1833 que Joseph Plateau invente un jouet qu’il appelle « le phénakistiscope ».
      

Il s’agit de deux disques en cartons :
– sur l’un sont dessinées les différentes phases d’un même mouvement,
– sur l’autre des fentes sur fond noir sont réparties de façon aussi régulière que les images.
En tournant les deux disques placés sur un même axe et en regardant par les petites fenêtres, on a l’impression de voir le mouvement se faire et se répéter.

Il existe un second type de phénakistiscope, plus répandu. Il s’agit d’un seul disque sur lequel se trouve un mouvement décomposé en une série d’images fixes. La face arrière est peinte en noire. Le disque est pourvu d’une poignée en son centre et d’encoches sur son contour. C’est en le faisant tourner devant un miroir, face noire devant les yeux, et en regardant fixement à travers ses fentes, que les images s’animent.

Il faut en fait distinguer les images les unes des autres pour percevoir le mouvement. En créant du noir entre chaque image, on les sépare. L’interstice entre les fentes permet l’obturation et évite que les images ne se confondent dans le miroir. Le dos du disque où l’on regarde doit être peint en noir, de façon à ne regarder que le dessin à travers les fentes, et non le disque.

Extrait d’article provenant du site UPOPI, université populaire des images, à visiter absolument!

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Flip books

Koko Flip book

Koko le clown, flip-book du début des années 30

Flip book, du verbe to flip through : feuilleter, et de book : livre. Porte aussi le nom de folioscope, livre à pouce ou cinéma de poche!

Très populaire à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, le flip book se présente comme un petit carnet que l’on effeuille avec le pouce. Ce carnet contient une suite d’images avec de légères transformations entre chacune d’entre elles. Le mouvement est « décomposé », comme dans l’exemple ci-dessus avec Koko le clown. Ces dessins donneront l’illusion d’être « animés » grâce à la vitesse de défilement des pages.

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Le flip book, c’est la façon la plus simple de « jouer » au cinéma sans caméra

A la cueillette aux étoiles, séquence d’animation réalisée d’après un flip book d’Estelle

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Flip-book. Intervention en classe de 6ème autour du thème de l’objet.   Les crayons, les stylos, les feutres, les gommes, les taille-crayons, les compas s’échappent de leur trousse! Les voici qui s’animent sous les yeux médusés de leur propriétaire!

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en longueur

Flip book But raté, Clément. Atelier 8-10 ans

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Les flip books de Flblb

Les éditions FLBLB publient bandes dessi­nées, romans-photos, flip books, textes illus­trés, avec un goût prononcé pour le récit (mais pas que), la déri­sion et l’hu­mour (mais pas que), l’his­toire et le docu­men­taire (mais pas que), en tout cas toujours en lien avec le monde si beau dans lequel on vit (mais pas que).

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Flip books  Site de la collection Pascal Fouché

Raising family

Raising a family. Conrad Gleber, 1976

Un site entièrement dédié au flip book. La collection contient actuellement 8540 flip books, datant de 1882 à  nos jours et portant sur les thèmes les plus divers. Pascal Fouché présente régulièrement ce qu’il peut trouver de nouveau en matière d’histoire du flip book mais aussi des « feuilleteurs » et ses dernières trouvailles.

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Les flip books de  Colorant 14

Le folioscope, qu’ils ont retenu d’appeler « film à pouce », leur permet de diffuser leur cinéma de coin de table, où s’allient scénario, accessoires, costumes, graphisme et bidouillages informatiques faits maison.

Séquences graphiques et plans cinématographiques

2 séquences graphiques. Caméra fixe  Séquence graphique 1  Séquence graphique 2
Séquences graphiques. Atelier d’initiation au cinéma d’animation

Atelier Séquences graphiques

Cet atelier permet une initiation au principe du cinéma image par image et aux plans cinématographiques. Dans une séquence graphique, on dessine un plan comme au cinéma.

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Caméra fixe : La caméra ne bouge pas, ne pivote pas. Le plan est fixe.
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Panoramiques : La caméra reste sur place et pivote.
Dans le panoramique horizontal, la caméra pivote sur son axe horizontal, de la gauche vers la droite ou de la droite vers la gauche.
Dans le panoramique vertical, la caméra pivote sur son axe vertical. Quand la caméra «panoramique» verticalement, elle filme de haut en bas ou de bas en haut.
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Travellings : La caméra se déplace dans l’espace.
Il existe des travellings latéraux (la caméra se déplace à côté d’un personnage ou le long d’un décor), des travelling avant (la caméra s’approche d’une scène), des travellings arrières (la caméra s’éloigne d’une scène).
Les travellings peuvent, mais ce n’est pas toujours le cas, se faire au moyen d’un chariot. C’est, en général, un plateau posé sur des roues et que l’on déplace le long de rails.
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ref. LES PLANS AU CINÉMA de Jeremy Vineyard
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L’échelle des plans : Elle définie les cadrages. Exemple, du plan le plus serré au plan le plus large: insert, très gros plan, gros plan, plan poitrine, plan taille (=plan rapproché), plan américain, plan italien, plan moyen, plan de demi-ensemble et plan d’ensemble.

C'(iné) ma santé

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avec le service pédiatrie de L’Hôpital de la Mère et de l’Enfant

A l’initiative du Pôle d’éducation aux images Les Yeux Verts et de l’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine, un projet d’éducation à l’image a été mis en place avec le service pédiatrie de l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant de Limoges et Emmanuelle Poussin de l’association Mastulues.

Dans ce cadre, un court métrage d’animation a été réalisé avec des enfants hospitalisés sur le thème : La santé, c’est quoi pour toi ?

De ce projet est né Le cœur sur les mains, film construit à partir des mots des enfants. Pour eux, les mots de la santé, c’est : kiné – sang – cœur – plaisir – air – respirer – nerf – foie – flanc – vie – alimentation – mangé – séjour – avoir le sourire – sang – cœur – cœur.

Les enfants ont animé leurs mots sur une table lumineuse, des mots découpés dans les magazines Chorus de l’hôpital. Les mots sont apparus, se sont mis à bouger, à se transformer et à disparaître, laissant des poches d’émotions dans les images vides, puis apparaissant de nouveau.

Parfois les papiers découpés ont aussi créé des formes : cœur, seringue, smiley, bonhomme, tête, animal qui à leur tour se sont métamorphosés.

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Treize enfants et adolescents, âgés de 4 à 15 ans, ont participé à ce projet: Annabelle, Arthur, Corentin, Damien, Julie, Kayoum, Lola, Louis, Mattéo, Nathan, Nelson, Naïm et Noam. Ils ont expérimenté le principe du cinéma image par image et ont créé des séquences d’animation. Ils se sont rencontrés, ont échangé autour d’une pratique artistique et se sont exprimés de manière personnelle, en duo ou en trio.

Intervenante : Emmanuelle Poussin (association Mastulues) avec l’équipe d’éducateurs de l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant de Limoges /  Coordination : L’Agence Régionale de Santé et Les Yeux Verts, Pôle d’éducation aux Images en Nouvelle-Aquitaine  /  Avec le soutien de l’ARS, de la DRAC Nouvelle-Aquitaine et de la Fondation SNCF et dans le cadre du contrat local de santé de la Ville de Limoges.

Animation d’objets

Cette technique d’animation, appelée souvent « stop-motion », est une technique en volume qui consiste à photographier image par image des objets qui, par la suite, vont sembler se déplacer comme par magie.

Comme dans « Il était une chaise » de Norman McLaren (visuels ci-dessus), l’animation d’objets permet de créer des effets spéciaux sans manipulation virtuelle et de défier les lois terrestres! Avec un peu d’imagination et de la pratique, vous arriverez à votre tour à faire voler, glisser, disparaître ou apparaître toutes sortes d’objets.

« D’un point de vue cinématographique, « Il était une chaise » constitue une œuvre de virtuose. Le film mêle savamment plusieurs éléments : animation image par image d’une chaise et d’un comédien, vitesses de tournage et durées d’exposition variables, tournage de mouvements inversés, ainsi qu’une chaise-marionette, manipulée en grande partie par Evelyn Lambart et Herb Taylor au moyen d’un fil de nylon noir. Une chaise refuse qu’un homme s’assoie sur elle. Après plusieurs tentatives, l’homme (Claude Jutra) comprend que la chaise revendique le même privilège. L’homme concède. Dès lors, la chaise accepte de jouer son rôle et consent à servir de siège. Bien que le film, dont une improvisation de Ravi Shankar compose la trame sonore, ait connu un vif succès, il laisse à ses co-réalisateurs (McLaren et Jutra) un goût amer. Ils ont constaté que leur film, si brillant soit-il, porte en fait sur l’assimilation. La chaise en sort perdante. »

Donald McWilliams

Exercice d’animation : « La chaise »

Une chaise, un pied et un appareil photographiques et quelques images pour comprendre comment fonctionne le cinéma « image par image ». Animation d’objets réalisé dans le cadre d’un atelier 7-9 ans.

La chaise hésite puis s’avance. A chaque petits déplacements, une prise de vue. A chaque prise de vue, un mouvement en devenir… Petit clin d’œil à Norman McLaren.

Voir un extrait d’un projet pédagogique en animation d’objets  : https://vimeo.com/extraitlarecette

Pixillation

Pixillation désigne une technique d’animation réalisée à partir de personnes réelles filmées image par image. Cette technique utilise donc de vrais acteurs qui doivent « prendre la pause » à chaque prise de vue. Généralement, des objets sont animés en parallèle aux acteurs.

C’est Norman McLaren qui donne ce nom à cette technique avec laquelle il réalisera de nombreux films dont Voisins en 1952.

Voisins 01  Voisins 02

« Intrigué par les trucages utilisés dans certains films français du début des années 1900, où des objets du quotidien sont animés cadre par cadre, McLaren se livre à quelques expériences en ce sens sur ses travaux d’étudiant. Il anime par la suite les meubles d’une maison dans un film conçu pour le General Post Office de Londres. Plus tard, il s’interroge sur la possibilité d’animer des interprètes réels image par image. Cette curiosité l’amène à créer l’extraordinaire parabole Voisins/Neighbours , où deux hommes se comportent comme des personnages de dessins animés dans un récit à la fois amusant et féroce. McLaren donne à cette technique le nom de pixillation. Aujourd’hui, ce terme anglais est généralement orthographié – à tort – avec un seul « l » (pixilation), ce qui renvoie à une tout autre définition. En fait, McLaren a conçu le terme à partir du mot « pix », une abréviation de picture. »

Donald McWilliams